Une semaine avec Claude, Novamira et Elementor : mon retour d’expérience

Une semaine à retravailler un site WordPress avec Claude, Novamira et Elementor : ce qui m’a surpris, ce qui a coincé, et pourquoi mon rôle a changé.

Pendant une semaine, j’ai laissé une IA retravailler un site WordPress, de la conception jusqu’au référencement. Le résultat m’a impressionné. Pourtant, je n’ai pas gagné de temps devant l’écran : j’en ai même passé plus.

Ce qui a changé, ce n’est pas le temps. C’est mon rôle. Voici ce que j’ai appris en travaillant avec Claude, Novamira et Elementor : ce qui m’a surpris, ce qui a coincé, et ce qui reste un travail humain.

Le point de départ

Le site tourne sous WordPress, avec Elementor 4 pour la mise en page et Pods pour les contenus sur mesure. Il devait aussi changer de nom de domaine pendant la semaine.

Le lien entre l’IA et le site, c’est Novamira. Cette extension gratuite et open source transforme WordPress en serveur MCP, le protocole qui permet à une IA de piloter un outil (WP Mayor). Elle est développée par Dynamic.ooo, l’équipe derrière Dynamic Content for Elementor (Dynamic.ooo).

Une fois connectée, Claude peut lire les fichiers du site, exécuter du PHP, interroger la base de données et modifier le site depuis une simple conversation.

Ce qui m’a surpris

Une vraie extension, pas des retouches

Je m’attendais à des ajustements de design. Claude a créé une extension sur mesure qui regroupe les widgets Elementor du site : Projets, Témoignages et Formulaire. Elle convertit aussi automatiquement les images JPEG en WebP. En une semaine, elle est passée en version 1.6.2.

Elementor, piloté par la conversation

Je décrivais le résultat voulu, en français : « Mets le nom du projet en haut de la carte, la catégorie en bas. » Ou encore : « Fais un menu mobile plein écran, liens centrés, ouverture en fondu. » Les pages, le blog et le footer ont été retravaillés de cette façon.

Une performance au plus haut

Sur PageSpeed, le site obtient 100 dans toutes les catégories sur ordinateur. Sur mobile, il atteint 100 en accessibilité, bonnes pratiques et SEO, et jusqu’à 99 en performance. Pour y arriver, Claude a réparé des fichiers JavaScript en erreur, ajusté le cache et activé le CSS critique.

Le SEO de bout en bout

  • un article réécrit et republié à la même adresse, pour ne pas perdre son référencement ;
  • un nouvel article publié à partir d’un simple PDF ;
  • des catégories créées et des images de partage réglées pour les réseaux sociaux ;
  • Search Console et Analytics connectés, et le sitemap soumis à Google.

Ce qui a coincé

Ce que j’ai appris en coulisses

  • La vue : Claude voit le site comme un visiteur déconnecté. Il ne voit ni la barre d’administration, ni ce qu’affiche le site pour un utilisateur connecté.
  • L’envoi de fichiers : il n’existe pas d’outil direct pour déposer un fichier sur le serveur. Pour installer l’extension, il fallait créer un lien d’upload, envoyer le zip en multipart, puis l’installer en PHP.
  • Le JSON : tout le code PHP passe dans une chaîne JSON. Les guillemets, les retours à la ligne et les $ doivent être échappés, et un JSON mal formé fait échouer l’appel.
  • Les modifications de fichiers : elles se font par recherche de texte exact. Un espace de trop, et la réponse est nomatch.

Elementor 4 : des classes globales fragiles

Les classes globales d’Elementor 4 passent par une API interne non documentée, avec une validation stricte. Pire : un onglet de l’éditeur resté ouvert a effacé ces classes deux fois en sauvegardant. La solution a été d’ajouter une protection directement dans l’extension.

Trois caches et un changement de domaine

Le site cumule trois caches : LiteSpeed, le CDN de l’hébergeur et QUIC.cloud. Le CDN a gardé des erreurs 404 en cache pendant 7 jours, et Novamira ne peut pas le vider.

À chaque changement de domaine, le header et le CSS généré cassaient et devaient être régénérés. Enfin, activer une nouvelle version de l’extension dans la même requête que l’ancienne provoquait une erreur fatale : il fallait le faire dans une requête séparée.

Ce qui reste humain

Certaines tâches se font encore à la main, dans les bons outils : purger le CDN de l’hébergeur, relier QUIC.cloud au bon domaine, fournir les images.

Il y a aussi les suppressions définitives. Claude ne les fait pas : il me demande de m’en charger. C’est une bonne règle. Avec Novamira, l’IA exécute du vrai code sur le serveur, et tout n’est pas annulable.

L’IA va vite. Elle a besoin de quelqu’un qui vérifie.

Ce que je retiens

Non, l’IA ne m’a pas fait gagner du temps d’écran. J’ai même passé plus de temps sur le PC.

Mais mon rôle a changé : moins coder, plus diriger, vérifier et décider. Je décrivais le résultat voulu, je relisais ce qui revenait, je repérais ce qui cassait et je choisissais la bonne correction.

Pour un développeur WordPress, c’est un vrai changement de métier. Novamira montre qu’une IA ne se contente plus de proposer du code : elle l’écrit, l’installe et le teste sur le site. Demain, l’automatisation prendra le relais sur le reste. Ceux qui apprennent dès maintenant à piloter ces outils auront une longueur d’avance.

Sources

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